La saison dernière n’a été qu’une demi-saison, interrompue en plein essor par le confinement, une petite semaine seulement avant la date prévue pour nos concerts MisaTango… Cela aura aussi été la saison où nous avons eu la tristesse d’apprendre que Gabriella nous quitte après cinq années merveilleuses de découvertes musicales et d’amitié. Et nous avons eu la douleur de perdre deux amis très chers : Gérard Fichet et Florence Leroy. Leur souvenir restera vivace dans nos cœurs...

Mais nous avons quand même fait beaucoup de choses, en particulier ce fabuleux week-end à Henstedt-Ulzburg où nous avons rechanté le requiem de Brahms et passé de chaleureux moments avec nos amis allemands. Nous avons rapidement recruté un jeune chef très prometteur, qui a déjà commencé à nous emmener vers de nouveaux chemins musicaux. Nous avons maîtrisé la MisaTango en quelques semaines, ce qui n’était pas gagné tant cette musique est différente de ce dont nous avions l’habitude. Nous avons fait une fête « exceptionnelle »… deux semaines avant le confinement !

Nous avons réussi à reprendre les répétitions en septembre, en respectant les contraintes sanitaires, mais nous avons été rattrapés par le couvre-feu puis par le confinement. Nous avons dû annuler de nouveau les concerts MisaTango que nous avions réussi à reprogrammer, puis les concerts de Noël. A l’heure où j’écris ces lignes, de grandes incertitudes planent sur nos concerts de printemps. Et nous avons perdu un autre ami : Jean-Claude Mouro.

Mais malgré tout nous avons quand même fait des choses. Nous avons découvert deux nouveaux compositeurs : Eric Whitacre et Ola Gjeilo. Nous avons tenu 7 répétitions – peu de chorales l’ont fait, pour ne pas dire aucune. Grâce à notre sérieux, nous n’avons eu aucune contamination à déplorer pendant ces 7 répétitions. Nous réussissons à garder le contact grâce à nos réunions en visio. Et nous mettons a l’étude un fabuleux projet pour 2022 : la Passion selon St Matthieu.

Alors, oui, nous ne savons pas quand nous pourrons de nouveau chanter ensemble, mais une chose est sûre, ce jour arrivera ! Alors tenons bon, continuons à travailler chez nous, et gardons le moral !