Œuvres

Fresque musicale en treize tableaux composé par Antonio Santana, texte de Bernard Chotil. Un chant pour la planète est une œuvre composée d'un prélude orchestral suivi de douze tableaux avec 4 récitatifs :

Note : Cette œuvre étant protégée, les fichiers MIDI ne sont pas mis à disposition, pas plus que les fichier MP3.

Cependant, pour vous aider à familiariser avec les différents morceaux, pour pouvez écouter ici (mais pas télécharger) une version audio tout à fait audible mais volontairement légèrement dégradée pour ne pas enfreindre les droits attachés aux enregistrements officiels. Nous préservons ainsi les droits du compositeur.

Vous pouvez également visionner le concert que nous avons donné le 10 mai 2010 à l'église de la Trinité.

NameMp3
01- Prélude Orchestral
02- La Création
03- récitatif
04- La Neige
05- Promenade à travers le Monde
06- Invocation au vent
07- Berceuse à la Lune
08 - Les Saisons
09- récitatif + Le Désert
10- L'Eau
11- récitatif
12-La Forêt Amazonienne
13- L'Oiseau
14- récitatif
15- L'Homme et la Nature
16- Final

La Création

Foi dans la vie, foi dans l'esprit,
Foi dans l'étoile, dans le verbe, dans l'amour !
Foi dans la nuit, dans le cri, dans le jour !
Foi dans l'esprit, la nature, l'univers.
Foi dans la vie! Foi dans l'esprit !
Foi dans la paix, la nature, l'univers.

Ah, le b-a-ba de la création,
C'est le feu roulant de nos questions !
Ah, le b-a-ba de la création,
C'est le cœur qui bat !
Ah, le b-a-ba de la création,
C'est le jeu du temps tout en fusion !
Ah, le b-a-ba de la création,
C'est le cœur qui bat !

Libre, l'Homme libre

Dans ce cri big bang, big bang !
Ce cri d'espoir des vigies,
Joie de voir enfin au loin, la terre.

récitatif

Et l'ordre de toute vie s'accomplit
Dans la magnificence naturelle,
Lorsque du ciel à terre,
L'alchimie fait du froid
Une eau gravée d'étincelles.

La Neige

Neige éternelle,
Miroir du ciel,
Source fidèle,
Lors du dégel,

Neige éternelle,
Fleur du silence,
D'un froid immense
Et blanc.

Fleur éternelle,
Fleur carrousel,
Qui nous constelle
De beaux noëls,

Neige hirondelle,
Fleur d'élégance,
Coton immense
Et doux.

Neige éternelle,
Sous l'arc-en-ciel,
Cristaux de perles,
Fleur de Hoel,

Neige rebelle,
Froide patience
D'un blanc intense
Et pur.

Promenade à travers le Monde

Promène-toi dans ton royaume,
Traverse l'air, traverse l'eau,
Traverse terre, foule la plaine et les coteaux.
Va des forets jusqu'aux banquises,
Va mériter la terre promise,
Ose aller n'importe où,
L'aventure est au bout. ..

Et tu verras la profusion de ce qui s'offre à ton regard,
Tant de couleurs, tant de parfums,

Et tu verras la profusion de ce qui peut te rassasier,

Tant de richesse, tant de saveur,
Tant de soleil, tant de beauté, tant d'abondance !

Les plus beaux noms: le baobab, le myosotis, la passiflore,
L'eucalyptus et l'edelweiss, le bouton d'or,
L'araucaria, la belladone.

Avance encore jusqu'aux confins de l'univers,
Jusqu'à la rive de l'infini

Invocation au vent

Ô vent,
Toi qui inventes les nuages
Devant nos yeux éblouis,

Ô vent,
Toi qui vendanges nos voyages,
A l'angélus de la pluie.

Tu fais danser l'air,
Tu fais trembler l'eau,
Et chanter les roseaux.

Tu fais du désert,
Comme un nouvel océan.

Tu sais guérir les tourments,
D'une caresse d'enfant.

Tu sais nouer en riant
La chevelure des amants.

Berceuse à la Lune

Bonsoir la lune,
La couleur de nos rêves la nuit.

Bonsoir la lune,
Notre sœur d'univers notre amie.

Tu viens bercer les enfants,
Dessus les toits des maisons,

Et puis là-haut, tu fais le beau,
Le Pierrot, Pierrot, a minuit.
Tout là-haut, là-haut,
Pierrot qui sourit.

Bonsoir la lune,
La couleur de nos rêves fleuris.
Bonsoir la lune....

Les Saisons

Quatre saisons d'un paysage,
Quatre saisons mille visages,
Quand vient l'automne et sa flamme
Dans la splendeur des feuilles d'or.

Quatre saisons d'un paysage,
Quatre raisons de rendre hommage,
Au bel hiver immobile,
Dans l'amitié d'une herbe rare.

Printemps soudain en renaissance,
C'est l'explosion de joie, de vie, en fleurs.

Quatre saisons d'un paysage,
Quatre raisons d'ouvrir la page,
Pour que l'été s'abandonne,
Dans la torpeur d'un soir brûlant.

récitatif + Le Désert

Et la parole recherche en elle ses racines,
Comme un retour au plus fier silence,
Voici le monde dévoilant ses origines,
Sous l'horizon plombé d'une grande exigence
Afin que l'homme longtemps aussi chemine,
Pour découvrir en lui sa native partance

Amoureux fou d'un soleil ardent
Dans les dunes de sable brûlant,
Le chamelier à l'éclat de pierre
Joue le jeu du feu du désert.
Et nonchalant, à l'assaut du vent
Il défie les mirages changeants,
Au fil des pas, ne laissant derrière
Qu'un bonheur épris de désert.

Et d'un pas lent, d'un pas lent
Il avance vers l'horizon oasis du temps.

L'Eau

Gloire aux ruisseaux qui tourbillonnent
Et aux cascades de torrents,

A l'eau qui serpente et nous entraîne
Dans les méandres.

A l'eau qui disparaît dans la plaine
Pour nous surprendre.

Source vive,
Geyser et fontaine,
Source de toute vie.

récitatif

Et du centre nous vient l'aquatique rumeur
Où grondent comme un pouls les fleuves nourriciers.
Dans l'enchevêtrement des lignes de son cœur
La planète respire, la planète se crée.
Et le souffle de noces enivre l'équateur,
La nudité du monde regorge de secrets,
Car la vie prolifère dans sa chaude moiteur,
Pareille a la promesse d'un enfant nouveau-né.

La Forêt Amazonienne

C'est la foret comme à la préhistoire,
C'est le passé vivant de nos mémoires,
C'est la beauté de la planète plus que millénaire,
Ce sont des arbres comme des gratte-ciels,
Ce sont des lianes faisant labyrinthe,
C'est l'orchidée dans la chaleur humide perpétuelle.

Amazonie, amas de vie.

C'est l'inconnu de la forêt, immense continent,
Et de la symphonie de la sève du temps de vie.

Ce sont des hommes qui ont bien appris,
Dans la foret a vivre en harmonie,
A respecter cette nature sauvage intemporelle,
Ce sont des hommes au visage cuivreux,
Qui vivent là en paix avec les dieux,
Dans la fierté de se savoir au cœur de leur vraie terre.

L'Oiseau

0, i, e, a, u, oiseau
Voyelle en écho,
Voyelle oiseau
Qui fend le rideau
D'un coup de pinceau,
Superbe à l'assaut de l'horizon.

0, i, e, a, u, oiseau
Voyelle matin,
Voyelle destin
Qui trace au fusain,
Le signe tremplin
Pour des lendemains de guérison...

Et l'on se dit qu'ici tu peux enfin,
Quand tu t'envoles à tire d'aile au loin...
Donner signal du départ à nos esprits si chagrins
Et trop cartésiens,

récitatif

« Et la loi implicite se trouve transgressée
Un voile de ténèbres ensanglante l'histoire
L'homme dans sa folie comme apprenti sorcier
Ivre de sa puissance invoque sa propre gloire
Et la terre souffrante est encore à gémir
Et la mer tant meurtrie a des vagues d'ordures
Et le ciel enrhumé n'ose se découvrir
De peur que l'horizon ne soit plus que souillure
Et la haine déverse ses flots d'atrocités
L'égoïsme prévaut jusqu'en la multitude
L'humanité chancelle de se croire arrivée
Alors qu'elle ne bâtit qu'une grande inquiétude »

Oh oh.....
Je suis le plus fort
- Non
Je suis l'homme tout m'obéit, tout m'obéira
- Ce n'est pas vrai
- Tu n'es qu'orgueil et présomption
- Gagner, Détruire, Briser, Haïr, Casser, Haïr, Anéantir, Asservir
Je suis seul triomphant, vainqueur sans égal.

Final

Qu'as-tu fait des rivières,
Des forets, de la mer,
Qu'as-tu fait des beautés
Des montagnes, des glaciers,
De l'air que tu respires..
Entends-tu ce cri ?
Attention, après toi, déluge !

Requiem pour la nature, par pitié,
Qui a déjà reçu tant de blessures,
Requiem pour que la vie soit sauvée,
Malgré les guerres et toutes déchirures.

En requiem pour la planète,
Pitié pour tes enfants.

Vois les arbres, vois la sève,
Vois les feuilles,
Ce chant de lumière qui vibre à l'unisson,

Vois la terre, vois la source,
Vois les fleuves,
Et tous les volcans, berceaux de feu, de vie.

Promène-toi dans ton royaume,
Découvre en toi ce qui fait l'homme,
Explorateur de terre promise, grand créateur
Qui réalise et se réconcilie pour bâtir tout par amour.

Nouvelle orchestration

asantana.JPGPropos du compositeur :

Il y a 15 ans , j'étais frappé par un flot de musique d'une force inimaginable . J'ai senti que quelque chose me demandait avec insistance de lui donner la vie . Je me suis empressé de coucher sur le papier toutes ces idées qui me bousculaient et qui me déstabilisaient dans ma vie de pianiste et de professeur de piano.

Aidé par beaucoup d'amis et mélomanes , cette œuvre était donnée à Versailles le 13 janvier 1995.

Depuis, cet oratorio a fait un long parcours , plus d'une quinzaine de concerts ont été donnés en France ainsi qu'à l'étranger, toujours avec beaucoup de succés.

ceta240.jpgIl y a 3 ans, j'ai entrepris la réorchestration avec mon ami Christophe Girard-Reydet et nous nous sommes lancés dans une aventure extraordinaire , notre but étant de valoriser l'orchestre en rajoutant de nouvelles couleurs et une dynamique plus importante ;le résultat s'avère étonnant . La virtuosité des cordes , la force des cuivres et le rythme des percussions nous conduisent dans un univers surprenant.

J'ai décidé également de rajouter un nouveau tableau : le Feu , qui manquait dans les éléments de la nature.Ce sera une voix de contralto, grande prêtresse du feu, telle que les vestales de la Rome antique.

Après ce grand air de virtuosité de la soliste , la pièce se termine par une danse sacrée évoquant la force et l'exubérance du feu avec l'éclatement des chœurs.

J'ai essayé également de décrire le moment extraordinaire du "Big-Bang"ainsi que la voix qui , dans les textes bibliques ,planait au-dessus des eaux avant la création ;c'est au violoncelle, utilisé précédemment,que je confie cette tâche sublime, remaniant ainsi le Prélude .

Quelques modifications intéressantes pour les chœurs pour un meilleur confort dans leurs tessitures, tout en respectant l'inspiration première, ont été réalisées .

"Qu'as-tu fait des rivières, des forêts ,de la mer ?"

Ces paroles de Bernard Chotil , dans le Final de l'oratorio, n'ont jamais été autant d'actualité !

Oratorio

Un genre de musique vocale dramatique à sujet religieux sans représentation scénique Vers le milieu du 16ème siècle, Filippo Neri, fondateur des Oratoriens, organisa des rassemblements à caractère non liturgique où l'on entendait des sermons agrémentés de morceaux de musique vocale, Le type d'oratorio le plus courant est l'oratorio contemplatif et narratif.

Cantique entonné par Marie à la louange de Dieu après que sa cousine Élisabeth eut salué en elle la mère du Seigneur, le Magnificat semble avoir fait partie de l'office catholique romain des Vêpres dès la fixation de la liturgie. Il était chanté en allemand le dimanche après-midi, lors de l'office des Vêpres à l'époque où Bach était cantor de Leipzig, tandis que le jour de Noël, il était chanté en latin.

La version la plus connue du compositeur qui est donnée ici est une révision datant de 1730 d'une version écrite préalablement en 1723 à l'occasion du premier Noël de Bach à Leipzig. Elle est complétée par des chants très probablement écrits spécifiquement pour la période de Noël et moins connus du public.

Cette pièce de Samuel Barber est assez inhabituelle ; il s'agit d'un arrangement vocal, réalisé par le compositeur lui-même, de son célèbre "Adagio pour Cordes" daté de 1936.

Cet adagio est à juste titre renommé pour son expression passionnée, qui progresse vers une apogée d'une intensité exceptionnelle. Dans cette pièce pour Chœur, encore méconnue, les voix donnent encore plus d'intensité et d'émotion à la musique, avec une écriture qui les pousse jusqu'aux limites, non seulement de leur étendues, mais aussi de leur facultés expressives.

Cette musique de notre siècle s'inspire cependant des idéaux mêmes des techniques du passé ; les lignes mélodiques entremêlées font allusion au style contrapuntique des grands musiciens de la Renaissance, tandis que l'harmonie révèle la luxuriance post-romantique.

7929-concert-01Mozart a naturellement et en toute sincérité beaucoup composé de musique vocale religieuse. Près de dix-sept messes entre 1768 et 1783 dont onze sont des messes brèves destinées à l'office ordinaire.

Pour la plupart elles sont des commandes de son maître l'archevêque de Salzbourg et sont donc toutes porteuses de cette période salzbourgeoise entre apprentissage et esclavage.

7929-concert-00Le recueil des Nocturnes, composé en plusieurs fois, comprend 6 « canzonetta » dont les paroles en italien racontent les attentes et les espoirs d'un prétendant auprès de sa bien aimée. Peu d'informations nous sont parvenues sur les circonstances ou les raisons de cette composition, sans doute dédiée à la famille Von Jacquin qui estimait et soutenait Mozart. L'accompagnement initial prévu pour trois cors de basset, instruments rarement joués de nos jours, a été confié aux cordes.

7929-concert-02C'est en raison de sa dévotion à la Vierge que Mozart composa trois hymnes à la « Reine du Ciel » ; celui-ci (KV108) a sans doute été écrit lors d'un séjour à Milan en 1771 ou au retour d'Italie. L'œuvre, structurée en quatre mouvements, dont le 3ième est confié entièrement à la soprano, est dotée d'une riche orchestration, identique à celle de la Messe, laissant à penser que sa destination n'était point celle de la cathédrale de Salzbourg.

Le recueil

carmina01Le recueil "Carmina Burana" a  été rédigé dans la première partie du XIII° siècle, sans doute au Tyrol ou en Carinthie. Il regroupe un grand nombre de pièces d'origine et d'époques différentes.
Ce sont là des chants de "Goliards", ces clercs et"escoliers" en rupture de ban qui se déplaçaient à travers l'Europe.

Localisation

Bien que compilés en terre germanique, ces chants sont en français, en allemand, mais surtout en latin. Ils circulaient sans doute à travers l'Europe, colportés par des clercs en rupture de ban: les GOLIARDS.

Le Stabat Mater est un texte-poème médiéval destiné à être chanté dans les églises catholiques et désigne également les compositions musicales s'y rapportant.

Ce texte de 20 strophes de 3 vers est attribué à IACOPONE da TODI (1230-1306),originaire de la province d'Ombrie en Italie. Il entre dans l'Ordre des Franciscains après la mort de sa femme. Son opposition au pape BONIFACE VIII lui vaut d'être excommunié et emprisonné après qu'il signe le manifeste de Lunghessa (1297).

Il reste également de lui des « laudes » d'inspiration religieuse , premières ébauches du théâtre sacré italien.

Composé en 1985 et exécuté pour la première fois en octobre de la même année aux États-Unis, le Requiem suit les modèles de Brahms et de Fauré, entre autres, en ce qu'il n'est pas une mise en musique complète de la Missa pro defunctis de la liturgie catholique, mais une sélection personnelle de textes extraits de la Messe de Requiem et du Book of Common Prayer (1662).